Vos consignes permanentes sont-elles écrites quelque part ?
Un fichier de contexte lu à chaque session, court et à jour, qui renvoie vers le détail. Si vous retapez le contexte à chaque conversation, le système reste à construire.
C'est notre lecture : l'agent qu'Anthropic a tiré de Claude Code pour le bureau sert surtout à autre chose qu'au code, Claude Code lui-même s'ouvre à l'écrit et à l'analyse, et ce qui en fait un outil de travail tient surtout aux couches qu'on bâtit autour du modèle. Ce carnet rassemble ce qu'Anthropic a mesuré, les premiers systèmes personnels, ces couches telles qu'elles étaient à l'été 2026 et ce qui coince encore.
Anthropic a classé 1,2 million de sessions de Cowork, son agent de bureau tiré de Claude Code, en mai 2026 : opérations métier et création de contenu loin devant. Dans Claude Code lui-même, le code reste majoritaire, mais l'écrit et l'analyse de données ont doublé entre octobre 2025 et avril 2026.
Entre décembre 2025 et mars 2026, une coach produit, un chef de produit et une personne à son compte racontaient comment ils pilotaient leur journée avec Claude Code : commandes du matin et du soir, liste de tâches, plan de la semaine.
Un fichier de contexte, une mémoire que l'agent écrit lui-même, des skills, des connecteurs, des tâches planifiées. L'effet cumulatif vient de ce qui reste écrit d'une session à l'autre : le fichier de contexte et la mémoire.
Le format publié par Anthropic est repris par une quarantaine de produits. Mais plus d'une skill publique sur trois analysées par Snyk portait au moins une faille de sécurité : lisez ce que vous installez.
Confié en décembre 2025 à une fondation de la Linux Foundation, il comptait alors plus de 97 millions de téléchargements mensuels de ses kits de développement. Sa nouvelle spécification est sortie le 28 juillet 2026.
Depuis avril 2026, des routines tournent dans le cloud d'Anthropic sans personne devant l'écran. Elles puisent dans les limites de l'abonnement, comme une session à l'écran.
Les réponses se dégradent quand le contexte se remplit, sans message d'erreur ; Anthropic ne prend en charge que ses modèles Claude ; et les utilisateurs installés réussissent un peu plus souvent que les nouveaux venus, selon Claude, et délèguent moins.
Dans Cowork, l'agent de bureau tiré de Claude Code, surtout à des opérations métier (33,4 % des sessions analysées en mai 2026) et à de la création de contenu (16,4 %), contre 8,7 % de développement. Dans Claude Code lui-même, le code reste majoritaire, mais l'écrit et l'analyse de données sont passés d'environ 10 % à 20 % des sessions.
Le 7 juillet 2026, en même temps qu'il ouvrait Cowork au web et au mobile, Anthropic a publié l'analyse de 1,2 million de sessions de Cowork, tirées de plus de 600 000 organisations clientes entre le 11 et le 31 mai 2026. Cowork reprenait la façon de travailler de Claude Code, un agent qui lit et modifie des fichiers, pour le travail de bureau. Les sessions se répartissent ainsi :
En ajoutant l'infrastructure au développement, plus de huit sessions sur dix portent sur autre chose que le logiciel, d'après notre calcul : Anthropic ne donne pas ce total. VentureBeat en retient que la plupart des usages n'ont rien à voir avec l'écriture de logiciel. L'échantillon couvre l'usage des organisations clientes.
Cowork était sorti le 12 janvier 2026 en avant-première pour les abonnés Max, dans l'application de bureau pour Mac : on donne à Claude l'accès à un dossier et on lui parle en langage courant (Aragon Research). Le 7 juillet, la version web et mobile, en bêta pour les abonnés Max d'abord, a ajouté ce qui manquait : la tâche continue dans le cloud une fois l'ordinateur refermé. Depuis le 16 septembre 2026, Cowork fusionne avec le chat de Claude (Anthropic), d'abord pour les forfaits Pro et Max.
Le rapport de juin 2026 de l'Anthropic Economic Index va dans le même sens, sur un autre périmètre : le chat et Cowork des comptes Free, Pro et Max, entre avril et juin 2026, sans Claude Code ni l'API. Les explications, les documents et les conseils y passent devant ; le code et le travail technique pèsent environ un sixième des conversations.
Un rapport d'Anthropic du 16 juin 2026, sur environ 400 000 sessions interactives de Claude Code menées par 235 000 personnes d'octobre 2025 à avril 2026, nuance le tableau. Le code y reste majoritaire : 56 % des sessions écrivent, corrigent ou testent du code. Mais l'écrit et l'analyse de données ont à peu près doublé, d'environ 10 % à 20 % des sessions, et les métiers hors du logiciel qui progressent le plus sont le management, la vente et le juridique.
Les non-développeurs y réussissent presque aussi bien. Selon les classifieurs d'Anthropic, qui exigent une preuve vérifiable (un test réussi, un accord explicite de l'utilisateur), 26 % de leurs sessions aboutissent, contre 30 % pour les métiers du logiciel ; dans les sessions qui produisent du code, l'écart est de cinq points, que les auteurs jugent faible.
Ce qui nous intéresse le plus, c'est ce que des gens avaient construit avant que les routines existent. Entre décembre 2025 et mars 2026, des non-développeurs racontaient comment ils pilotaient leur travail avec Claude Code :
Notre lecture : ces pionniers préfiguraient un produit. Leur fil rouge est une architecture improvisée, qu'on retrouve dans les fonctions qu'Anthropic a livrées ensuite.

Il empile cinq couches autour du modèle : un fichier de contexte lu à chaque session, une mémoire que l'agent écrit lui-même, des skills, des connecteurs et des tâches planifiées. L'effet cumulatif vient de ce qui reste écrit : ce que l'agent a appris une fois, il le retrouve aux sessions suivantes sans qu'on le lui rappelle.
Ce qui sépare un assistant d'un système de travail tient en cinq couches :
La règle pratique n'a pas changé : ce fichier sert d'aiguillage vers le détail. Tout ce qu'il contient se paie en contexte à chaque session. La documentation de Claude Code conseille de rester sous 200 lignes par fichier, parce qu'un fichier plus long consomme du contexte et se trouve moins bien suivi, et de ranger à part ce qui ne sert que pour une partie du travail.
D'après la même documentation, l'agent écrit lui-même des notes pour ses sessions futures : vos préférences, les corrections que vous lui avez faites, le contexte qu'il ne peut pas déduire de vos fichiers. Le début de l'index de ces notes est chargé à chaque session, le détail est lu à la demande, et cette mémoire reste propre à chaque machine.
Le chat de Claude a lui aussi une mémoire ; la différence tient à la forme : ici, ce sont des fichiers en markdown que vous pouvez ouvrir et corriger. Vous dites une fois que vos comptes rendus se font sans jargon, et cinquante sessions plus tard l'agent s'en souvient. Chez nous, parce qu'elle reste sur une machine, cette mémoire sert de sas : ce qui doit durer remonte dans les fichiers de contexte, synchronisés entre nos postes.
Cet empilement diffère d'un outil de gestion de connaissances classique. Obsidian, Notion ou Mem sont des référentiels : vous y rangez, vous y cherchez, vous faites la synthèse vous-même. Ici, l'agent lit vos fichiers, agit et écrit le résultat. Les fichiers restent en markdown sur votre disque, ce qui explique le couplage fréquent avec Obsidian, un logiciel de notes qui lit ces mêmes fichiers. Certains vont plus loin : Theo Stowell a donné à son agent son propre second cerveau dans Obsidian, séparé de ses propres notes.
Oui, pour l'essentiel. Le format des skills, publié par Anthropic, est un standard ouvert depuis décembre 2025, repris par une quarantaine de produits ; MCP, le protocole des connecteurs, relève lui aussi depuis décembre 2025 d'une fondation de la Linux Foundation. Les catalogues publics de skills, eux, demandent de la prudence.
Anthropic a présenté les Agent Skills le 16 octobre 2025 : un dossier avec un fichier d'instructions, SKILL.md, parfois des modèles et du code, que l'agent charge quand la tâche le demande. Le 18 décembre 2025, il en a fait un standard ouvert, décrit sur agentskills.io, qui recensait une quarantaine de produits compatibles en juin 2026, dont Codex d'OpenAI, GitHub Copilot, VS Code, Cursor et Gemini CLI.
Anthropic a aussi livré des plugins pour Cowork, qui regroupent des skills, des commandes et des connecteurs par métier : pour le juridique et la finance le 30 janvier 2026, pour les RH et la banque d'investissement le 24 février. Un titre de Memeburn résume le mouvement : les skills remplacent les prompts. Notre lecture : un prompt se rejoue de mémoire, un skill se recharge à l'identique à chaque fois.
La méthode de création reste artisanale : on fait une fois le travail à la main avec l'agent, on lui demande d'en faire un skill, puis on l'affine en quelques passages. Ce qui a changé, c'est le risque d'aller se servir dans les catalogues publics, qui ramassent des millions de fichiers SKILL.md sur GitHub.
Deux autres mesures, qui ne portent pas sur les mêmes échantillons, complètent l'étude de Snyk :
La conclusion pratique tient en deux gestes : écrivez vos skills, et lisez celles que vous installez.
La couche des connecteurs a suivi la même trajectoire. MCP (Model Context Protocol), le protocole publié par Anthropic en novembre 2024 pour relier un agent à des outils et à des données, a été confié le 9 décembre 2025 à l'Agentic AI Foundation, un fonds de la Linux Foundation cofondé par Anthropic, Block et OpenAI. Anthropic comptait alors plus de 10 000 serveurs MCP publics actifs et plus de 97 millions de téléchargements mensuels de ses kits de développement.
La nouvelle version de la spécification est sortie le 28 juillet 2026, après une version candidate publiée le 21 mai. Le projet s'est donné une gouvernance formelle, décrite dans sa feuille de route de mars 2026 : des groupes de travail, et des propositions d'évolution relues par les mainteneurs.
Pour un non-développeur, ce sont ces connecteurs qui permettent de rester dans une seule conversation en touchant l'agenda, la messagerie, la base de connaissances et le CRM.
Il peut exécuter des tâches planifiées. Les routines, en avant-première depuis avril 2026, partent d'un dépôt GitHub et tournent dans le cloud d'Anthropic, sur un horaire, à un appel d'API ou à un événement GitHub. Sans dépôt, les tâches planifiées de l'application de bureau tournent sur votre ordinateur, qui doit rester allumé.
Les routines de Claude Code, présentées le 14 avril 2026 en avant-première, regroupent une consigne, un ou plusieurs dépôts GitHub et des connecteurs. Elles se déclenchent sur un horaire, par un appel d'API ou à chaque événement GitHub choisi, et tournent sur l'infrastructure d'Anthropic : rien ne dépend d'un ordinateur resté ouvert. D'après la documentation, elles puisent dans l'abonnement comme une session à l'écran. L'application de bureau propose aussi des tâches planifiées locales, qui ont accès à vos fichiers mais ne partent que si l'application est ouverte et l'ordinateur éveillé.
Côté développeurs, les Managed Agents, lancés en bêta publique le 8 avril 2026 sur la plateforme de Claude, font tourner des agents hébergés par Anthropic. Depuis le 9 juin, ils peuvent suivre un horaire et puiser dans un coffre d'identifiants, ce qui leur ouvre des services authentifiés sans secret collé dans un fichier. Début juillet, Claude Enterprise a reçu de quoi suivre et cadrer l'usage : une analytique par groupe et par personne, le choix des modèles par rôle, des alertes de seuil de dépense.
Les usages des pionniers se retrouvent dans ces outils : brief du matin (agenda, tâches en retard, mails à traiter, la priorité du jour), plan de la semaine, veille, traitement des notes de réunion. La documentation de l'application de bureau cite elle-même le brief du matin tiré de l'agenda et de la messagerie.
Chez nous, le hub de travail quotidien fonctionne sur ce modèle. Une tâche planifiée fait chaque matin le point des sujets en cours, une autre prépare le récap du lundi, la veille se collecte à la demande et se range dans le hub, les travaux récurrents sont des skills maison, et les décisions restent écrites dans des fichiers que l'agent relit d'un mois sur l'autre. Rien de spectaculaire : le lundi matin ne recommence plus de zéro.
Reste à savoir jusqu'où aller. Boris Cherny, créateur de Claude Code, a publié le 16 juillet 2026 une échelle d'adoption en cinq marches, que Shelly Palmer détaille :
Dans son fil d'annonce, Cherny situe Anthropic à la marche 3. Shelly Palmer observe que la plupart de ses clients ont des personnes et des équipes à chaque marche. Notre lecture, pour un non-développeur seul ou une petite équipe : la marche 2 est déjà un palier utile, et la suivante demande une discipline de vérification que peu d'organisations ont posée.
Quatre, qui tiennent toujours. Les réponses se dégradent quand le contexte se remplit, sans message d'erreur. Ce qui tourne sans vous consomme votre forfait. Anthropic ne prend en charge que ses modèles Claude. Et déléguer s'apprend : les utilisateurs installés délèguent moins que les nouveaux venus, ils itèrent davantage.
Le context rot est la dégradation des réponses quand la fenêtre de contexte se remplit de sorties d'outils périmées, d'états intermédiaires et de relectures. Il ne produit aucun message d'erreur : le modèle répond moins bien, c'est tout.
Il est mesuré depuis longtemps. En 2023, Liu et ses collègues voyaient GPT-3.5-Turbo passer de 76 % à 54 % de bonnes réponses quand l'information utile se trouvait au milieu de vingt documents plutôt qu'en tête : moins bien que sans aucun document. En juillet 2025, Chroma constatait sur 18 modèles, dont Claude 4, des performances de moins en moins fiables à mesure que l'entrée s'allonge.
La compaction, qui résume la conversation pour libérer de la place, arrive tard : d'après la documentation de Claude Code, elle se déclenche par défaut presque au ras de la fenêtre, vers 967 000 tokens sur un million. Zylos Research conseille de la régler bien plus tôt, vers 70 à 75 % de la fenêtre.
Une prépublication de juin 2026 ajoute une inquiétude : sur un banc d'essai simulé, une consigne de sécurité donnée en début de session disparaît souvent à la compaction, sans avertissement, et les violations passent de 0 % à 30 % en moyenne. La compaction de Claude Code n'y est pas testée.
Les forfaits de Claude coûtaient en juillet 2026 20 dollars par mois pour Pro, 100 dollars pour Max 5x et 200 dollars pour Max 20x. Le 6 mai, Anthropic avait doublé les limites sur cinq heures de Claude Code pour Pro, Max, Team et l'offre Enterprise à sièges, et supprimé la réduction aux heures de pointe pour Pro et Max.
Mi-mai, Anthropic avait aussi annoncé que les usages automatisés (le kit de développement d'agents, Claude Code lancé sans interface, GitHub Actions, les applications tierces) sortiraient des limites de l'abonnement le 15 juin, pour un crédit mensuel à part. Le 15 juin, il a suspendu ce changement : ces usages tirent toujours sur les mêmes limites que le travail à l'écran.
Une tâche planifiée n'a rien de gratuit non plus : une routine puise dans le même forfait que vous, à des heures où personne ne la regarde. Depuis le 7 octobre 2026, les forfaits Max et Team incluent en plus un crédit d'API mensuel, qui ne sert qu'aux appels faits avec une clé d'API : il ne paie ni Claude Code lancé avec l'abonnement, ni ses routines.
Anthropic ne prend en charge Claude Code qu'avec ses modèles Claude : sa documentation exclut les autres modèles, même derrière une passerelle. Hors de ce cadre, des montages le branchent sur d'autres modèles, ce que nous avons essayé nous-mêmes en octobre 2026 avec un modèle ouvert sur un ordinateur. Pour OpenHands, un outil concurrent, qui veut un modèle d'OpenAI ou de Google doit changer d'outil. Les modèles Claude sont servis par Anthropic, mais aussi par AWS, Google Cloud et Microsoft.
Une indisponibilité des modèles touche donc toute l'organisation qui en dépend. La page d'état d'Anthropic compte des dizaines d'incidents par mois en 2026, dont une vingtaine de majeurs ou critiques en mars. Et le 12 juin 2026, sur une directive américaine de contrôle des exportations, Anthropic a dû couper Fable 5 et Mythos 5 pour tous ses clients, ses autres modèles restant accessibles ; Fable 5 n'est revenu pour tous que le 1er juillet, après la levée des contrôles (The Next Web).
Les fichiers, eux, restent à vous en markdown, ce qui limite la casse : c'est le principal argument pour garder son corpus en local plutôt que dans un coffre propriétaire. S'ajoute une surface de risque propre à l'agent, que décrit l'éditeur de sécurité Checkmarx : il lit des dépôts, exécute des commandes, modifie des fichiers et agit sur des outils connectés. Il lui faut des permissions explicites et une configuration tenue.
La barrière du terminal, première objection des débuts, a largement sauté avec Cowork, sur ordinateur puis sur le web et le mobile. Ce qui reste est plus difficile à outiller : apprendre à déléguer, c'est-à-dire formuler une intention vérifiable, découper une tâche, décider quoi relire. Le guide d'un avocat non développeur, Kevin J. Andrews, décrit ce partage : une conversation avec Claude prépare le plan, Claude Code l'exécute en s'arrêtant à chaque décision, puis une vérification séparée suit.
Le rapport de mars 2026 de l'Anthropic Economic Index donne un indice. Les utilisateurs inscrits depuis au moins six mois ont de 3 à 5 points de plus de conversations réussies selon les contrôles appliqués, d'après le jugement de Claude lui-même. Ils délèguent moins que les nouveaux venus, et itèrent davantage. Notre lecture : l'expérience apprend à garder la main.

Lentement, une couche à la fois : un fichier de contexte et un seul travail répété la première semaine, un skill quand ce travail a été fait trois fois à la main, un connecteur ensuite, une tâche planifiée seulement après. Et tout livrable qui sort avec votre nom dessus se relit en entier.
La séquence que nous conseillons est lente et ennuyeuse, ce qui est plutôt bon signe :
Notre expérience : monter les cinq couches d'un coup donne un système que personne n'utilise, y compris son auteur.
Le point de vigilance n'apparaît dans aucune démonstration : décider explicitement ce qui n'est pas délégué. Ce qu'on ne relit plus, on ne le contrôle plus, et avec le context rot, une partie de ce qui n'est pas relu finira fausse tôt ou tard. Notre règle tient en une ligne : tout livrable qui sort avec votre nom dessus se relit en entier, un document de travail intermédiaire peut rester non relu.
Ce qui s'est passé entre l'automne 2025 et l'été 2026 ressemble surtout à une industrialisation de pratiques d'utilisateurs. Les fichiers de contexte, les skills, la mémoire et les tâches planifiées existaient en bricolage ; ils sont devenus des fonctions du produit, avec un standard ouvert pour les skills et une fondation pour MCP.
« L'accès à l'outil est banalisé. L'avantage tient au contexte qu'on lui a écrit et à la discipline avec laquelle on relit ce qu'il produit. »

Ce que rapportent vraiment ces systèmes personnels, ce que valent les fichiers de contexte hors du code, la part des échecs due au contexte, l'état réel des catalogues de skills, et la part des non-développeurs dans Claude Code.
Dater chaque nom de produit, distinguer les chiffres d'Anthropic sur ses propres outils des mesures indépendantes, remonter des relais et des compilations jusqu'à la source, et lire les témoignages comme des récits.
C'est la grille que nous utilisons en mission pour situer une équipe sur ce sujet : si une question reste sans réponse, le chantier commence là. Notre position reste celle que nous tenons sur toute l'IA : tester, se faire une conviction, se planter vite s'il le faut, mais avancer.
Un fichier de contexte lu à chaque session, court et à jour, qui renvoie vers le détail. Si vous retapez le contexte à chaque conversation, le système reste à construire.
Le test : ce que l'agent a compris la semaine dernière est-il encore vrai lundi matin, sans que vous le lui répétiez ?
Un travail fait trois fois à la main mérite un skill. Un skill ou un connecteur pris dans un catalogue public se lit avant de tourner.
Une tâche planifiée consomme votre forfait sans que personne la regarde : elle peut épuiser vos limites avant votre journée, ou déclencher une dépense si les crédits d'usage sont activés.
La liste doit être écrite. Chez nous, tout livrable qui sort avec un nom dessus se relit en entier.
| Couche | Acteurs | Ce qu'on en retient |
|---|---|---|
| Contexte déclaré | Fichiers de consignes permanentes (CLAUDE.md) et fichiers de référence | Lus à chaque session : à garder courts, sous 200 lignes selon la documentation, en aiguillage plutôt qu'en encyclopédie. |
| Mémoire | Mémoire automatique, index de mémoire, notes par sujet | Écrite par l'agent lui-même, propre à chaque machine : ce qui doit durer remonte dans le contexte. |
| Compétences | Agent Skills (standard ouvert, agentskills.io), plugins | Une quarantaine de produits compatibles en juin 2026 ; catalogues publics à lire avant d'installer. |
| Connecteurs | MCP : agenda, messagerie, base de connaissances, CRM | Confié à une fondation de la Linux Foundation en décembre 2025 ; nouvelle spécification sortie le 28 juillet 2026. |
| Exécution différée | Routines de Claude Code, Managed Agents | Routines en avant-première depuis avril 2026, sur les limites de l'abonnement ; Managed Agents facturés à l'API. |
| Surfaces d'accès | Terminal (Claude Code), Cowork sur ordinateur, web et mobile | Le terminal n'est plus obligatoire (Claude Code sur le web, Cowork sur ordinateur, web et mobile) ; Cowork fusionne avec le chat de Claude depuis le 16 septembre 2026. |
| Garde-fous | Corpus en markdown local, permissions explicites, plan de repli | Les fichiers restent à vous ; Anthropic ne prend en charge que ses modèles Claude. |
Carnet écrit à partir de trois recherches du 28 mars 2026 et d'une recherche du 31 juillet 2026. Pour cette édition, chaque chiffre, date et citation a été vérifié sur sa source d'origine : une vingtaine ont été corrigés, redatés ou réattribués, et plusieurs retirés, dont deux chiffres sans origine. Le texte a ensuite été relu par un relecteur contradicteur. Les noms et les offres décrivent l'été 2026 ; les changements connus depuis sont signalés. Édition du 17 octobre 2026.
On aide les équipes, développeurs ou non, à écrire leur contexte, à transformer leurs travaux répétés en skills et à décider ce qu'elles confient à l'agent. C'est aussi le cœur de notre formation Agents IA. Parlons-en.